À quelques minutes du centre de Lille, Villeneuve-d’Ascq cultive un paradoxe : cette commune très urbanisée de la métropole lilloise compte encore 350 hectares de terres agricoles, dont plus de 16 % en agriculture biologique. Loin d’être un simple argument d’image, cette agriculture de proximité devient un véritable levier d’attractivité économique locale, à l’heure où de nombreuses villes moyennes cherchent à redonner vie à leurs commerces de centre-ville et à leurs filières courtes.
Une ville labellisée pour sa biodiversité
Depuis 2022, Villeneuve-d’Ascq affiche le label « Ville Nature et Nourricière », décerné dans le cadre du concours Capitale Française de la Biodiversité. La commune revendique aujourd’hui 250 000 arbres sur son domaine public et une politique volontariste de préservation des espaces agricoles, alors même que la pression foncière reste forte dans une métropole de plus d’un million d’habitants. Cette reconnaissance s’appuie sur des actions concrètes : maintien des zones de glanage, soutien aux circuits courts et implication des écoles et associations locales dans les plantations saisonnières, notamment à la Ferme d’en Haut.
Un dispositif social inédit : la « prescription verte »
Le point le plus original du programme municipal reste la prescription verte : chaque semaine, 300 femmes enceintes de la commune reçoivent gratuitement un panier de produits biologiques issus des exploitations locales. Ce dispositif, qui mêle santé publique et soutien à l’agriculture de proximité, illustre une tendance que l’on retrouve dans d’autres territoires : transformer une politique environnementale en service rendu directement aux habitants, plutôt qu’en simple vitrine écologique.
Quel effet sur le commerce et l’économie locale ?
Comme l’ont montré d’autres initiatives municipales, un aménagement pensé autour de la nature ou de l’alimentation locale profite rarement qu’à l’environnement. À Besançon, où commerçants et élus ont réinventé ensemble le commerce de centre-ville, comme dans l’opération « shopping remboursé » lancée à Saint-Lô, le constat est similaire : les circuits courts et les événements fédérateurs redonnent du trafic aux rues commerçantes et renforcent le lien entre producteurs, commerçants et habitants. Même un rendez-vous culturel comme Nancy Jazz Pulsations, dont on sait qu’il dope aussi l’économie locale, confirme que l’attractivité d’une ville se construit aujourd’hui autant par son offre culturelle et commerciale que par son cadre de vie.
Pour les acteurs économiques locaux, l’enjeu est clair : une ville perçue comme nourricière et vivante attire davantage les familles, les jeunes actifs et, par ricochet, les enseignes et artisans qui s’y installent. Les professionnels de l’immobilier commercial notent d’ailleurs que les quartiers dotés de marchés de producteurs ou de jardins partagés voient leur fréquentation progresser plus vite que la moyenne.
- 350 hectares de terres agricoles sur le territoire communal
- Plus de 16 % des surfaces agricoles cultivées en bio
- 300 femmes enceintes bénéficiaires chaque semaine du panier « prescription verte »
- 250 000 arbres recensés sur le domaine public
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le label « Ville Nature et Nourricière » ?
C’est une distinction décernée aux communes qui conjuguent préservation de la biodiversité et développement de l’agriculture locale. Villeneuve-d’Ascq l’affiche depuis 2022, en s’appuyant sur ses terres agricoles, ses zones de glanage et ses circuits courts.
En quoi consiste la « prescription verte » ?
Il s’agit d’un dispositif municipal qui permet à 300 femmes enceintes de recevoir chaque semaine, gratuitement, un panier de produits biologiques issus des exploitations locales de la commune.
Ce type d’initiative profite-t-il aussi aux commerces ?
Oui : comme l’illustrent d’autres villes françaises, les démarches autour des circuits courts et de l’alimentation locale génèrent souvent un regain de fréquentation pour les commerces de proximité et les marchés de centre-ville.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale